the dog around the corner
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toujours un chien au coin de mon âme

28 février 2010

Papa était un homme qui, sans doute à cause de ses origines frustres, n'hésitait jamais à employer les verbes avoir ou prendre. Il avait toujours le droit, le moral, de quoi vivre, quelqu'un, peu de temps, de la place, les moyens, du feu, vingt ans, du charme, de l'esprit, la parole facile. Il était toujours prêt à prendre le taureau par les cornes, la vie du bon côté, les choses en main, quelqu'un au collet (mais pas avec des pincettes), son courage à deux mains, sur lui, une chose à coeur.

Marisha Pessl in La physique des catastrophes

lily bauer à 11:57 - ils l'ont écrit - [#]

24 février 2010

Onir hic

Tous ces fantômes du passé... Qui hantent mes nuits et me laissent au matin, épuisée. Qui se rencontrent alors qu'en vrai ils ne se sont jamais croisés. Qui reviennent alors même qu'ils n'ont aucun message à délivrer. Qui voudraient me culpabiliser. Qui s'amusent à réinventer ce qui aurait pu se passer. Qui sont bien plus dangereux que Freddy...

Allez-vous en. J'ai bien assez à faire avec le présent.

lily bauer à 11:26 - Double je - [#]

23 février 2010

Chaque jour me rapproche un peu plus de l'honnêteté retrouvée.
En grandissant, j'ai perdu mon franc-parler, ma spontanéité.  Je suis devenue politiquement correcte. Avec tout ce que ça comporte d'abject. J'ai menti, j'ai omis, j'ai travesti. L'intention était bonne le plus souvent. Ne pas faire souffrir les gens.
Je m'en fiche à présent. Je renoue avec la sincérité, et tant pis si j'en envoie quelques uns au tapis. 

lily bauer à 18:45 - [#]

16 février 2010

My stalker and I

Il est d'une grande rigueur. Chaque jour de la semaine, le même créneau horaire. Jamais le week-end. Pas connecté ? Fliqué ?
Il est friand de mauvaises nouvelles, car ses apparitions tendent alors à se multiplier. Désolée, toujours pas de maladie grave à annoncer mais on continue de chercher.
Il lit ce que j'écris, mais ne souhaite pas ses voeux ni ne répond à ceux qui lui sont adressés. Pas très fair-play vu qu'on se connaît.
Il me fait chier. Allez, ouste*, du balai !

* j'adore ce mot.

lily bauer à 18:36 - tout autour - [#]

15 février 2010

Freddy

Encore lui. Toujours lui. Pourquoi lui ? Et si c'était vrai qu'il revenait à la vie dans nos cauchemars...

1-2, Freddy te coupera en deux
3-4, remonte chez toi quatre à quatre
5-6, n'oublie pas ton crucifix
7-8, surtout ne dors plus la nuit
9-10, il est caché sous ton lit...

J'ai encore passé la nuit à échapper aux griffes de Freddy.  Le pire, c'est qu'avant de m'endormir, je me souviens avoir pensé que la nuit allait s'avérer compliquée. Après tout, c'est peut-être moi qui l'ai appelé.

lily bauer à 18:33 - Double je - [#]

12 février 2010

J'ai longtemps cherché comment résister 
Aux pouvoirs de la tentation 
J'ai enfin trouvé 
Maintenant je me dis 
Le mieux c'est d'y céder

La Grande Sophie in Les pouvoirs de la tentation

lily bauer à 17:48 - ils l'ont écrit - [#]

11 février 2010

Question du jour

Est-ce qu'en imaginant le pire, on y est mieux préparé ?

lily bauer à 16:26 - carnet de vie - [#]

08 février 2010

I had a dream

Ce serait un samedi matin. Tôt. Je me lèverais pour prendre mon thé avec des tartines beurrées en écoutant la radio. Dans la cuisine le chat réclamerait son bol de lait et le chien son gâteau. Seuls compagnons de cet instant privilégié, privilégié car rares seraient les moments de tranquillité,avec ces enfants et ce mari que j'aurais.
Après le thé je remonterais me préparer, je déposerais un baiser sur la tempe de ces enfants venus se réfugier dans le lit conjugal, un baiser sur les lèvres de ce mari qui aurait accepter de garder toute la maisonnée pendant que je partais vagabonder.
Après une heure moins quelques minutes dans ce train, j'arriverais sur le quai, accueillie par cette amie. Une expo, des boutiques, un resto, et puis je repartirais. Sans nostalgie, sans pincement au coeur, parce que ce serait si facile de revenir.
De retour dans cette maison que j'aimerais, je retrouverais ma tribu, l'odeur des crêpes aussi, parce que ce mari n'aurait toujours pas appris à cuisiner. La soirée serait joyeuse et les projets pour le lendemain nombreux.
Ce serait une vie comme il existe plein, mais elle serait extraordinaire parce que ce serait la mienne. 

lily bauer à 15:11 - Double je - [#]

22 janvier 2010

On dirait le sud

Le déplacement d'un meuble en a engendré d'autres, et finalement le scanner a retrouvé une place privilégiée. Les négatifs de l'été en Toscane m'ayant retrouvé, par le plus grand des hasards et une simple conversation, c'était le moment où jamais de se replonger dans les souvenirs d'un été charnière, et plus précisément dans cette parenthèse enchantée.
Je passe mes soirées à scanner et retoucher ces vieux clichés, et c'est comme si chaque fois j'invitais le soleil à entrer dans ces journées trop grises et trop froides. Ma chambre sent l'herbe roussie et les pierres sèches, le bruit du scanner devient chant des grillons, et ma bouteille d'eau se transforme en Brunello.
Quinze jours en Toscane, Cat & moi, seules au monde dans cette petite maison perdue au milieu des vignes et des oliviers. L'impasse sur Florence était voulue, pas assez de temps et la promesse d'y retourner ensemble, de prendre le temps. Il serait peut-être temps de mettre ce projet à exécution. Ça fait douze ans. 

catChat
La Cat & le Cat - Montalcino - Juillet 1998

lily bauer à 15:50 - comme une image - [#]

18 janvier 2010

Mickey belle gueule

C'était il y 25 ans. Purée, déjà 25 ans... Hum, passons.
Donc, il y a 25 ans, je suis allée en boîte pour la première fois de ma vie. Mes cousines plus vieilles y allaient, accompagnées de mes oncles, et j'avais fait un tel cirque que mes parents avaient cédé. Sauf que... Ce jour là, je portais un grand T-shirt Mickey Mouse, et évidemment, pas question de me changer avant de sortir, d'autant qu'on n'était pas à la maison... Bref, j'ai donc fait mon entrée dans le monde des dance floor affublée d'un immense T-shirt Mickey. J'ai eu tellement honte ce soir là qu'il me semble que je ne suis pas retournée en boîte avant que deux années ne défilent. Enfin, même sans honte, pas sûr que mes parents m'auraient laissé y aller de toute façon...

Eh bien vous savez quoi ? Vendredi soir j'ai craqué sur un T-shirt Mickey... Moins long que celui du quart de siècle passé, mais avec lequel je pense avoir l'air tout aussi... je ne sais quel terme choisir...
John est  désespéré, et moi j'appelle le Toupitou Pluto.

lily bauer à 16:30 - carnet de vie - [#]


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