30 octobre 2003
j'ai perdu le goût et l'odorat.
d'un coup, comme ça, à cause d'un maudit rhume qui n'en finit pas de me faire éternuer.
ces deux sens sont réellement complémentaires des trois autres, c'est insupportable à vivre. je n'ai plus goût à rien, même caresser le toupitou sans pouvoir sentir son odeur de mandarine semble vain.
alors je reste devant mon écran, lui au moins n'a jamais rien senti. malgré tout je m'ennuie.
24 octobre 2003
Nom d'un chien, j'ai plus rien à lire !
23 octobre 2003
ça fait longtemps que je ne me suis pas lancé de défi perso.
alors voilà, le 15 novembre, mon site doit ressembler à quelque chose, avec des rubriques remplies, des liens qui fonctionnent... un vrai site kôa.
histoire de montrer que je suis une vraie web éditrice maintenant.
et si je ne réussis pas ce défi ?
ben je le reporte au 15 décembre, eh banane !
et si je profitais de ma liberté "conditionnée" pour aller aux Transmusicales...
21 octobre 2003
ATTENTE : le mot qui va rythmer ma vie durant les prochaines semaines.
Avec la visite médicale de cet après-midi s'achève la liste de toutes les étapes à franchir pour immigrer au Québec.
Je suis soulagée, et pourtant, quand je pense à tout ce qu'il me reste à faire avant de partir... bon n'y pensons plus, faisons !
20 octobre 2003
ce que je veux faire quand je serais grande ?
écrire avec de la lumière.
16 octobre 2003
elle promène son dromadaire qui ne manque pas d'air tandis que je passe ma vie à croiser des chameaux !
PARCE QUE QUAND MEME, MERDE, FAUT PAS POUSSER !!!!!!
Madame,
Suite à notre conversation téléphonique, je me permets de revenir vers vous pour plusieurs choses.
Tout d'abord, je tiens à dire que je vous suis reconnaissante de m'accorder votre confiance pour le poste que vous proposez.
Malheureusement, et après mûre réflexion, je ne peux répondre favorablement à votre proposition dans les conditions que vous m'avez énoncé.
En effet, après 7 ans d'activité professionnelle dont 5 avec des postes à responsabilité, et ce sans compter mon nouveau bagage universitaire, la rémunération que vous envisagez n'est tout simplement pas acceptable, d'autant moins qu'il s'agit d'un CDD, soit un travail précaire que les termes mêmes du contrat m'empêchent de rompre de manière anticipée.
Je comprends tout à fait que la situation actuelle de XXXXXXXX modifie quelque peu la donne. Pour autant, je crois que vous pouvez comprendre mon ambition de prétendre à un salaire en adéquation avec mon expérience et mes diplômes.
Sans atteindre mon niveau salarial précédent, je pense pouvoir aujourd'hui solliciter une rémunération de l'ordre de XX KE annuels brut. Si cela n'est pas possible pour vous, cela ne sera pas possible pour moi.
Souhaitant que vous compreniez mes motivations, je vous prie d'agréer, Madame, l'expression de mes salutations respectueuses.
15 octobre 2003
Tant d'objets, tant de choses minutieusement réunis dans un lieu clos. C'était merveilleux, étonnant. Etonnant de constater que la vie n'est qu'une longue suite d'accumulations, la recherche permanente de moyens de combler l'espace, d'occuper le temps. Tout cela au nom du confort matériel, certes, mais surtout pour ne pas avoir à reconnaître qu'on ne fait que passer sur cette terre, qu'on la quittera bientôt sans autres biens que les habits dont sera revêtu notre cadavre. amasser dans la seule intention de tromper le sort commun qu'est l'engloutissement à venir dans l'inconnu, de s'inventer un semblant de permanence, de croire à la solidité de ce que l'on a bâti. Mais, un jour ou l'autre, la porte claque derrière soi, quoi qu'on y fasse. Et à ce moment là, il faut tout abandonner.
Douglas Kennedy in The big picture
10 octobre 2003
L'écrivain canin
Monsieur le chien, je présume ?
C'est moi-même.
Monsieur, je suis journaliste et si vous me le permettez, j'aimerais vous poser quelques questions au sujet du livre que vous venez de publier.
Que voulez-vous savoir ?
Tout d'abord si ce livre a bien été écrit par vous-même ou s'il n'est qu'une adaptation ?
Ce livre a été écrit par moi-même et c'est ce qui en fait son prix car jusque là ce genre d'ouvrage n'était composé que de suppositions humaines sur la philosophie canine.
Très bien ; mais matériellement comment avez-vous pu procéder ? Vous ne l'avez pas écrit à la main, si je puis m'exprimer ainsi ?
Eh ! Con, je l'ai dicté.
Ah ! Je comprends. Et vous l'avez dicté à qui ?
A une chienne.
Parfait. Maintenant puis-je vous poser quelques questions d'ordre général ?
Allez-y.
Aimez-vous les os ?
Pas bête votre question et pas conventionnelle pour deux ronds. Je n'aime pas tellement les os mais j'en mange.
Pourquoi ?
Parce que je n'ai pas d'argent pour me payer la tricalcine dont mon organisme a besoin.
Pourquoi n'avez-vous pas d'argent ?
Encore une question stupide ; où voulez-vous que je me le foute le pognon ? Dans la raie du cul ?
C'est curieux, vous êtes ce qu'il est convenu d'appeler un chien moyen et vous êtes grossier comme un gros chien.
Je tiens ça de mon père.
Monsieur votre père était un chien ?
Non, Con, c'était un dromadaire. Pour quel journal écrivez-vous donc ?
L'Aurore.
Ah ! Bon.
Chaval in Les gros chiens