the dog around the corner

toujours un chien au coin de mon âme

31 mars 2009

Attention, chien méchant ?

J'avais 4 ans. Je courrais rejoindre mes cousins dans le bar tenu par leurs parents. Il y avait un chien attaché devant l'entrée. Un grand berger belge, un tervueren. Pour une fois je ne me suis pas arrêtée pour caresser ce chien que je ne connaissais pas. J'aurais peut-être dû. Ou pas. Au moment où je suis passée devant lui il s'est jeté sur moi. Manque de précision. Quand on a quatre ans, on n'est pas très grand. Il a donc mordu le visage au lieu du cou, une morsure à la place d'un baiser. J'ai tourné la tête, deuxième morsure, à la joue, un autre endroit pour les bisous. J'ai mis mon bras pour me protéger, troisième morsure, et aujourd'hui encore la cicatrice comme celle du BCG.
Ca n'a pas duré longtemps, mon papa est arrivé en courant. Il m'a donné son grand mouchoir blanc, vite devenu rouge de sang. Le fil du médecin lui était noir, pas d'autre souvenir de cette partie de couture.
Tout ça pour dire quoi ? Que le chien n'a pas été euthanasié, on a juste demandé à son maître d'être plus prudent, après avoir vérifié que seul l'instinct avait parlé. Sage décision pour un banal accident.

Accident qui parfois vire au drame, c'est vrai. Y en-a-t-il plus qu'avant, ou bien en parle-t-on plus qu'avant ? Il semblerait que le sang d'innocent fasse recette, à grand renfort d'articles et de polémiques. Alors on enfonce le clou du pilori pour ces animaux qui sont le plus souvent eux-mêmes les victimes innocentes de leurs maîtres inconscients. C'est navrant.

Les chiens de mon âme ne sont pas tous des chiens gentils. Mais tous ont participé à la construction de celle que je suis aujourd'hui.

lily bauer à 14:28 - tout autour - [#]


26 mars 2009

Aligner les mots

Ecrire, quand on y pense, ce n'est rien d'autre qu'aligner des mots. Pour traduire une pensée, une action, un moment, pour raconter les joies et les tourments, pour exprimer ce qu'au plus profond de soi parfois on ressent. Un peu de vocabulaire et le tour devrait être joué.
Alors pourquoi ça ne marche pas ? Pourquoi tous ces mots qui se bousculent dans ma tête n'arrivent pas à se poser sur le papier/clavier ?
Peut-être un début de solution. L'organisation. Prendre rendez-vous avec moi-même et l'écran, chaque jour au même endroit, au même moment. Créer un rituel d'écriture. Ne pas y déroger. S'auto-discipliner.
Promis, je commence lundi.

lily bauer à 12:13 - carnet de vie - [#]

13 mars 2009

Dessine moi un destin

Aujourd'hui nous sommes à la campagne. Notre autre "chez nous". Le vrai ?
Je remonte à l'instant du jardin, 27° au soleil. J'ai envie d'écrire. Ici. J'ai précisé la température, le fait qu'il y a du soleil, mais l'envie ne découle pas de ces formidables conditions climatiques. Non.
Quand je dis que j'ai envie d'écrire ici, il faut entendre que ce lieu me paraît propice pour y déverser mes mots. Mes maux aussi d'ailleurs.
Simplement, aujourd'hui j'ai un travail. Et je ne peux pas quitter ce travail sans risquer de compromettre notre existence actuelle. Qui nous convient. L'emploi du nous est important. Car si je ne pensais qu'à moi, alors je m'installerais dans cet endroit, j'y écrirais, j'y jardinerais, j'y vivrais. Sans laisser de côté "la ville". Les priorités s'inverseraient juste.
Mais le nous est vital pour que le moi aille bien, il est donc important de le bichonner, le traiter avec douceur et respect, de ne pas l'abîmer. Ménager la chèvre et le chou comme il se dit.

Pour autant, les choses doivent évoluer, car le moi du nous a besoin de s'épanouir pour que le nous suive le même chemin. C'est un gors chantier, mais j'ai décidé de m'y atteler sans tarder.

lily bauer à 13:47 - Double je - [#]

12 mars 2009

Badaboum

Un jour tout est en place, le lendemain tout s'écroule. Il paraît que c'est la vie.
L'envie d'écrire n'a cependant pas disparu. Mais il est fort probable que le message à délivrer ne soit pas le même.

lily bauer à 22:30 - Double je - [#]

11 mars 2009

Déclic

Ne me demandez pas qui, ni pourquoi, ni comment. Ce matin, quelqu'un m'a donné l'envie d'écrire.
Et comme tout se met en place, je crois que c'est le moment.

lily bauer à 11:27 - Double je - [#]

05 mars 2009

C'est l'hiver qui s'efface, la fin d'une saison,
C'est la neige qui fond, ce sont les eaux de mars,
La promesse de vie, le mystère profond,
Ce sont les eaux de mars dans ton coeur tout au fond.

Extrait de la chanson "Les eaux de mars" - Georges Moustaki

lily bauer à 15:09 - ils l'ont écrit - [#]

04 mars 2009

Insomnie

Je n'ai pas dormi. Ou si peu. Et le peu a engendré des cauchemards qui m'ont réveillée. Genre le Toupitou se faisant énucléer par un rat qui avait des griffes comme celles de Freddy Krueger...
Tout ça pour dire que je suis de mauvaise humeur. Très mauvaise. Et ce d'autant plus que je n'arrive pas à comprendre le pourquoi de cette incapacité à sombrer dans le sommeil. Je suis plutôt basique comme fille. Quand je suis fatiguée, je dors. Sauf que là, non. Si encore j'avais des soucis existentiels, voire matériels. Même pas. Alors quoi ?

lily bauer à 11:29 - carnet de vie - [#]

03 mars 2009

Les bons chiens

Je chante les chiens calamiteux, soit ceux qui errent, solitaires, dans les ravines sinueuses des immenses villes, soit ceux qui ont dit à l’homme abandonné, avec des yeux clignotants et spirituels : « Prends-moi avec toi, et de nos deux misères nous ferons peut-être une espèce de bonheur ! »

Charles Baudelaire in "Les bons chiens" - Petits poèmes en prose

lily bauer à 16:22 - ils l'ont écrit - [#]
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