22 avril 2009
Débriefing pour expliquer l'absence
Deux week-end appréhendés qui se sont finalement bien passés. Des recettes essayées et pas toutes ratées. Des amitiés dessinées qui laissent à penser qu'on n'est plus des étrangers, ou du moins qu'on a été adoptés.
Un week-end toulousain pour commencer. A cause de la pluie et du froid, incompatibles avec un bébé couvé. Prolongation le lundi à la maison de campagne. Maison qui pour une fois n'a pas été appréciée, à moins qu'il s'agisse de l'endroit où elle est située, au coeur de la ruralité. Le jardin à peine regardé, là c'est moi qui n'ait pas apprécié. Mise en évidence d'un fossé qui se creuse avec les amis de longtemps, et pas seulement à cause de la parentalité. Accepter cette dissonance pour inventer une nouvelle musique et admettre que les vieux disques sont trop rayés pour seulement envisager un jour de les réécouter.
Au milieu, une semaine chargée et enjouée. Il fut vérifié que même depuis le fin fond des Pyrénées, on peut bosser avec le monde entier.
Second week-end plus clément, et pas seulement du point de vue du temps. C'était pourtant le plus redouté. Mais, et pour la première fois depuis des années, la mélodie du bonheur s'est diffusée. Les armes déposées des deux côtés. Une trêve appréciée, en espérant le traité de paix, entre la bru que je suis et la belle-mère qu'elle est.
Quant aux amitiés dessinées dont je parlais, il s'agit pour l'instant d'esquisses ébauchées. Des moments partagés avec les gens d'ici qui incitent à penser qu'on est en passe d'être acceptés. Et dans le monde de la ruralité, c'est encore mieux qu'une légion d'honneur épinglée.