08 septembre 2009
Etat grippal
J'écris depuis mon lit. Dehors il fait beau. Et chaud.
Et moi je suis là, dans un appartement pas très rangé, confinée.
Ce n'est pas la grippe A. Même pas. Juste un état grippal qui me laisse patraque, sans force, aussi molle qu'une lanière de guimauve.
Mais par les temps qui courrent, présenter des symptomes de grippe n'est pas glamour. Il suffit de voir la réaction de la pharmacienne hier. Me tendant le sachet de médicaments magiques (paracétamol & ibuprofène, what else?), elle me lance, soupçonneuse "c'est pas la grippe quand même ?". Etat grippal, je lui réponds. J'aurais dit peste, elle n'aurait pas réagi autrement. Le corps s'est rétracté, la bouche s'est tordue, je me suis sentie aussi indésirable qu'un rat dans une cuisine...
J'écoute donc mon médecin, et je ne sors pas de chez moi. Je n'ai le droit de contaminer que John & le Toupitou.
C'est frustrant la maladie. Vous êtes chez vous, vous avez envie d'en profiter pour faire plein de choses (le ménage, des lessives, les carreaux, que des trucs qui remplissent de bonheur et de satisfaction quoi...), mais votre corps ne vous écoute pas. Pire, on dirait qu'il ne vous appartient plus. Quant à la tête... Un moment ça va, l'instant d'après vous avez l'impression que votre cerveau s'est transformé en fromage blanc... Alors vous somnolez, vous vous réveillez, vous pensez aller prendre une douche et puis finalement vous ressomnolez, vous vous dites que vous allez en profiter pour surfer sur Internet mais vous n'arrivez pas à vous concentrer sur ce que vous lisez...
Et c'est même pas la grippe A...