10 mars 2010
L'amour à quel prix ?
Entre une copine qui cherche l'amour AVEC revenus confortables et une autre qui quitterait son compagnon SI elle gagnait au loto, je me dis que je suis bien naïve de croire encore à l'amour à tout prix.
...
Moi pour toujours
J'envoie valser
Les preuves d'amour
En or plaqué
Car quand tu m'serres très fort
C'est là mon trésor
C'est toi
Toi qui vaut de l'or
...
Zazie in J'envoie valser
28 février 2010
Papa était un homme qui, sans doute à cause de ses origines frustres, n'hésitait jamais à employer les verbes avoir ou prendre. Il avait toujours le droit, le moral, de quoi vivre, quelqu'un, peu de temps, de la place, les moyens, du feu, vingt ans, du charme, de l'esprit, la parole facile. Il était toujours prêt à prendre le taureau par les cornes, la vie du bon côté, les choses en main, quelqu'un au collet (mais pas avec des pincettes), son courage à deux mains, sur lui, une chose à coeur.
Marisha Pessl in La physique des catastrophes
12 février 2010
J'ai longtemps cherché comment résister
Aux pouvoirs de la tentation
J'ai enfin trouvé
Maintenant je me dis
Le mieux c'est d'y céder
La Grande Sophie in Les pouvoirs de la tentation
13 novembre 2009
1988
En 1988, j’ai un peu peur de m’égarer
Aujourd’hui j’ai roulé si vite, je n’ai pas vu le temps passer
Le mur de Berlin lui aussi, est sur le point de s’écrouler
C’est la guerre froide qui s’éternise, mais finit par se réchauffer
En 1988, j’me dis que tout peut arriver
J’aimerais te revoir me dire, que l’on ne se quittera jamais
En 1988, j’me dis qu’j’ai pas peur d’essayer
Je voudrais te faire une fille, et toi, ca te fait rigoler
En 1988 retrouver la cour du lycée
Revoir Chirac qui cohabite et prend sa pile au mois de mai
Le sang de Malik Oussekine, n’a pas encore coagulé
Et Pasqua qui desserre les vices de la police et du pastis
En 1988, j’ai surtout envie de déconner
Retrouver le gout du Picon, de l’Ardèche, et puis de l’été
En 1988, on a tous envie de rêver, parler de la révolution
Même si elle ne viendra jamais
En 1988, retrouver le gout de tes seins
Fumer des joints, prendre la fuite
et puis s’embrasser dans les coins
Aller toujours un peu plus vite, expliquer à tous les gamins
Qu’il faut profiter de ces heures et puis filer à cent à l’heure
Sur l’autoroute jusqu’à la mer, s’arrêter juste avant la nuit
Avant d’attraper la colère et faire semblant d’être endormi
1988 - Mickey 3D in La grande évasion
21 mai 2009
S'oublier pour danser, voilà une sensation que j'adore. Comme lorsque je vais m'endormir et que j'essaie de sentir le moment exact où je vais basculer dans l'endormissement. Comme toujours ce n'est qu'au réveil que je considère mon échec permanent. Danser, c'est réussir à être conscient de l'endormissement.
Jean-Claude Gallota
J'ai retrouvé cette citation dans mon agenda 1990-91, rescapé de la benne où vont finir tous mes cours de droit. J'ai retrouvé plein de noms aussi, pour la plupart oubliés depuis des années. Alors comme ça un jour j'ai déjeuné avec un Albert-Yves ?
Dix huit années se sont écoulées depuis que j'écrivais dans ce petit carnet des trucs comme
Oublier de manger
pour oublier de vivre
Oublier de dormir
pour oublier de vivre
Oublier d'aimer
seulement pour t'oublier
Aujourd'hui ça me semble ridicule, et pourtant je suis sûre qu'à l'époque je trouvais ça très profond. Ah la la, retrouver ses 18 ans, juste un instant. Alors ne m'en veuillez pas, mais les autres trésors de ce carnet ne seront pas partagés.
05 mars 2009
C'est l'hiver qui s'efface, la fin d'une saison,
C'est la neige qui fond, ce sont les eaux de mars,
La promesse de vie, le mystère profond,
Ce sont les eaux de mars dans ton coeur tout au fond.
Extrait de la chanson "Les eaux de mars" - Georges Moustaki
03 mars 2009
Les bons chiens
Je chante les chiens calamiteux, soit ceux qui errent, solitaires, dans les ravines sinueuses des immenses villes, soit ceux qui ont dit à l’homme abandonné, avec des yeux clignotants et spirituels : « Prends-moi avec toi, et de nos deux misères nous ferons peut-être une espèce de bonheur ! »
Charles Baudelaire in "Les bons chiens" - Petits poèmes en prose
27 février 2009
Si vous êtes heureux, soyez contagieux.
Agnès Bonfillon ce matin sur France Inter
05 juin 2008
Les préjugés sont, pour ainsi dire, la ruse instinctive des hommes ; ils résolvent à travers eux bien des choses qu'il leur aurait été difficile de décider par la réflexion, et tout cela sans effort.
Georg Christoph Lichtenberg in Pensées
03 juin 2008
Les couilles c'est comme le crack, ça nique la tête
Mustapha Larbi (acteur : Mehdi Nebbou) in Engrenages saison 2