13 août 2009
Bien installée
De la fenêtre à droite, une vue directe sur le sommet du tamaris et les oiseaux qui s'y ébattent. De la fenêtre à gauche, le clocher de l'église, et le soir les lueurs du soleil couchant. Entre les deux, mon bureau. A droite du bureau (de travail), un autre bureau, réservé aux photos,crayons, papiers, bouts de laine et tout ce qui traîne. A gauche du bureau, un vieux matelas sur un vieux sommier, recouvert d'un boutis blanc et agrémenté de quelques coussins, bientôt rejoints par des confrères j'espère. Une banquette improvisée pour lire des dossiers & se reposer.
A droite du second bureau, devant la cheminée pour le moment condamnée, un tapis avec un toupitou dessus.
Il reste encore de l'espace pour qui l'aurait souhaité. Mais John ne s'est pas manifesté, ravi de son cagibi, alors dorénavant cette chambre/bureau est chasse gardée et ne peut plus être partagée.
Cela faisait des années que je cherchais un endroit à moi, un endroit où je me sente enfin en harmonie avec mes envies, mes projets. Jamais je n'avais réussi à le créer, encore moins à le trouver tout fait. Il aura fallu une année complète pour que je rentre dans cette chambre et que je m'aperçoive qu'elle était faite pour moi.
Ne reste qu'à laisser venir à moi les idées pour les retranscrire sur le clavier.
12 août 2009
Fragile

Begonias - Toulouse le 22 mars 2009 - 16h20
07 août 2009
Le meilleur moment
John n'a jamais fini de travailler. Je vais donc toujours me coucher la première. Accompagnée, car le Toupitou sait. Il sait que lorsque le troisième du trio arrivera dans la chambre, il ira se coucher dans son panier. Alors en attendant il se vautre sur le lit, la tête calée sur l'oreiller, comme un petit monsieur prêt à faire sa nuit. Je me glisse entre les draps et me rapproche de lui. J'enfouis ma tête derrière son oreille et je lui murmure des secrets. Avec lui ils sont bien gardés.

04 août 2009
Dimanche au café
Les larmes ont coulé. Sans même avoir été invitées. Sans même que j'y sois préparée. Pas plus que l'amie assise près de moi à cette terrasse de café. Trop plein. Ou pas assez.
Trop de choses auxquelles il faut renoncer. Pas assez d'intimité. Trop de personnes dont il faut s'occuper. Pas assez de laisser-aller. Trop de sommeil à rattraper. Pas assez de vacances d'été.
28 juillet 2009
Butiner la vie

Mon jardin - 12 juillet 2009 - 18h28
23 juillet 2009
Les pieds dans l'eau de la manche, sur le sable les bières blanches... Ce ne sera pas pour cette année non plus.
Je ne sais même plus quand j'ai passé quelques jours d'été dans la maison blanche du bord de mer. Trois ans sûrement.
Mais cette année plus encore que les autres, l'été est désorganisé. A tel point qu'aucune destination de vacances n'est encore décidée.
D'ailleurs de vacances il n'est même plus question. Trop de travail, tout plein d'amis qui trouvent que c'est sympa de passer par ici, et puis cette expédition dans les Alpes qu'il va falloir honorer, mais pas pour se reposer.
Alors je pense déjà à l'après. Montréal qui m'attend depuis des années quand moi j'attends John pour m'accompagner. Vite, vite, le portefeuille à renflouer et ensuite j'y vais, avec ou sans ma moitié.
Et puis ce voyage à organiser. Le Japon à l'heure des cerisiers en fleurs.
Mais l'été prochain, promis, je retourne en normandie.
A 18 ans j'ai appris à conduire.
A 26 ans j'ai appris à partir.
A 37 ans j'ai appris à faire des confitures.
Quel est l'âge requis pour apprendre à être maman ?
16 juillet 2009
Permettre n'est pas construire

Portet d'Aspet - 13 juillet 2009 - 18h50
09 juillet 2009
Fracture
Queue du Monop'. Une bande de jeunes. Très jeunes. Les filles ont encore des bagues aux dents. Un caddie rempli. Vodka, whisky, fût de bière et tutti quanti. Quelques paquets de chips et pâtes premier prix. 256 euros. Celui à qui on ne donnerait pas plus de 12 ans sort les billets et rejoint ses amis devant l'ascenseur. La caissière l'interpelle pour lui rendre sa monnaie. D'un air crâne, le gamin lui répond de la garder. Plus de trois euros de pourboire, la caisière est ravie, et les gens sourient.
Queue du Monop'. Après les jeunes, une vieille mamie. Habillée Emmaüs style, mais pas parce qu'elle l'a choisi. Je vois une pomme, mais pas le reste de ses achats. 3,21 euros. Elle cherche dans son petit porte-monnaie de quoi payer ce qui constituera peut-être même un peu plus que son repas du soir... La caissière n'a pas bronché, sans doute est-elle habituée. Mais les gens ne sourient plus, on est tous un peu gênés.
Parce que oui, c'est dans ce monde là qu'on vit. Un monde où 4 euros n'est rien, où 4 euros c'est beaucoup, où 4 euros c'est tout.
07 juillet 2009
Observer... S'observer

Montastruc - 13 juin 2009 - 20h38