16 février 2010
My stalker and I
Il est d'une grande rigueur. Chaque jour de la semaine, le même créneau horaire. Jamais le week-end. Pas connecté ? Fliqué ?
Il est friand de mauvaises nouvelles, car ses apparitions tendent alors à se multiplier. Désolée, toujours pas de maladie grave à annoncer mais on continue de chercher.
Il lit ce que j'écris, mais ne souhaite pas ses voeux ni ne répond à ceux qui lui sont adressés. Pas très fair-play vu qu'on se connaît.
Il me fait chier. Allez, ouste*, du balai !
* j'adore ce mot.
15 janvier 2010
A qui le tour ?
Désolée Fabienne, rien de personnel, mais je l'ai écrit.
Donc la prochaine fois qu'on se voit, j'te casse la gueule.
04 janvier 2010
Pensée "hystérique"
La prochaine qui m'annonce qu'elle est enceinte, j'lui casse la gueule, compris ?
09 juillet 2009
Fracture
Queue du Monop'. Une bande de jeunes. Très jeunes. Les filles ont encore des bagues aux dents. Un caddie rempli. Vodka, whisky, fût de bière et tutti quanti. Quelques paquets de chips et pâtes premier prix. 256 euros. Celui à qui on ne donnerait pas plus de 12 ans sort les billets et rejoint ses amis devant l'ascenseur. La caissière l'interpelle pour lui rendre sa monnaie. D'un air crâne, le gamin lui répond de la garder. Plus de trois euros de pourboire, la caisière est ravie, et les gens sourient.
Queue du Monop'. Après les jeunes, une vieille mamie. Habillée Emmaüs style, mais pas parce qu'elle l'a choisi. Je vois une pomme, mais pas le reste de ses achats. 3,21 euros. Elle cherche dans son petit porte-monnaie de quoi payer ce qui constituera peut-être même un peu plus que son repas du soir... La caissière n'a pas bronché, sans doute est-elle habituée. Mais les gens ne sourient plus, on est tous un peu gênés.
Parce que oui, c'est dans ce monde là qu'on vit. Un monde où 4 euros n'est rien, où 4 euros c'est beaucoup, où 4 euros c'est tout.
07 juillet 2009
Observer... S'observer

Montastruc - 13 juin 2009 - 20h38
06 juillet 2009
Partir

Grimsey - 30 juillet 2007 - 22h
23 juin 2009
Plaisir minuscule
Il est un plaisir minuscule que Delerm père n'a pas conté, que Delerm fils n'a pas chanté. L'action se déroule généralement le matin. Vous êtes attendu pour déjeuner, il fait beau, c'est l'été. Vous vous rendez dans le jardin, muni de votre sécateur, à la rencontre des rosiers. vous avez décidé de préparer un bouquet.
Il faut bien regarder, laisser de côté les boutons trop serrés et les fleurs grandes ouvertes. Sélectionner les fleurs à peine épanouies qui exploseront de couleurs et de parfum dans le vase choisi. Faire attention que chaque tige coupée ne dénature pas le rosier. Faire attention aussi de ne pas se piquer.
Puis vite rentrer, ôter grossièrement les épines, égaliser les tiges, composer sommairement le bouquet qui ne doit être ni trop carré, ni trop fou. Le poser dans le panier, à côté des confitures et du vin de pays...
Et puis une fois arrivé à destination, offrir le bouquet aux amis, qui le trouveront charmant. Car quoi de plus minusculement plaisant qu'un bouquet de roses du jardin qu'on offre et qu'on reçoit ?
07 avril 2009
Tous les jours dimanche
Récemment j'ai découvert le blog d'une maman. Elle n'est pas que maman, elle est aussi amoureuse, travailleuse, apprentie couturière et sûrement plein d'autres choses dont elle ne parle pas ou que j'oublie ici. Pourtant quand je la lis, ce sont les mots d'une maman que j'entends. Une maman qui donne envie de l'être aussi.
Plus de 600 messages lus en l'espace de trois semaines, comme un roman. Le roman d'une vie bien remplie. J'ai oublié de préciser que le premier talent de cette maman pourrait bien être son style d'écriture.
Une maman amoureuse écrivain, ça lui va bien.
J'ai toujours dit que je voulais deux enfants, un n'étant pas suffisant et trois beaucoup trop prenant. Mais quand je lis cette maman, et bien qu'aucune fée n'ait jusqu'à présent exaucé mon souhait, je me prends à rêver d'une grande maisonnée.
Je crois que nous allons adopter.
02 avril 2009
Hadopi... tant pis
Ce soir l'Internet français a perdu une bataille en même temps qu'un peu plus de sa liberté.
Et quand je pense que le gouvernement avait même prévu de continuer à faire payer les déconnectés...
31 mars 2009
Attention, chien méchant ?
J'avais 4 ans. Je courrais rejoindre mes cousins dans le bar tenu par leurs parents. Il y avait un chien attaché devant l'entrée. Un grand berger belge, un tervueren. Pour une fois je ne me suis pas arrêtée pour caresser ce chien que je ne connaissais pas. J'aurais peut-être dû. Ou pas. Au moment où je suis passée devant lui il s'est jeté sur moi. Manque de précision. Quand on a quatre ans, on n'est pas très grand. Il a donc mordu le visage au lieu du cou, une morsure à la place d'un baiser. J'ai tourné la tête, deuxième morsure, à la joue, un autre endroit pour les bisous. J'ai mis mon bras pour me protéger, troisième morsure, et aujourd'hui encore la cicatrice comme celle du BCG.
Ca n'a pas duré longtemps, mon papa est arrivé en courant. Il m'a donné son grand mouchoir blanc, vite devenu rouge de sang. Le fil du médecin lui était noir, pas d'autre souvenir de cette partie de couture.
Tout ça pour dire quoi ? Que le chien n'a pas été euthanasié, on a juste demandé à son maître d'être plus prudent, après avoir vérifié que seul l'instinct avait parlé. Sage décision pour un banal accident.
Accident qui parfois vire au drame, c'est vrai. Y en-a-t-il plus qu'avant, ou bien en parle-t-on plus qu'avant ? Il semblerait que le sang d'innocent fasse recette, à grand renfort d'articles et de polémiques. Alors on enfonce le clou du pilori pour ces animaux qui sont le plus souvent eux-mêmes les victimes innocentes de leurs maîtres inconscients. C'est navrant.
Les chiens de mon âme ne sont pas tous des chiens gentils. Mais tous ont participé à la construction de celle que je suis aujourd'hui.
